Le journal de mon séjour en Australie

Thursday, May 26, 2005

Innisfail et les bananes

Si vous venez en Australie vous devez essayer le Fruit Picking.
Vous n’aimerez pas votre boulot mais l’expérience est unique. A Innisfail un petit bled à environ 80 km de Cairns, je me suis tuez à ramasser les bananes pour quelques jours. Dans le backpacker ou nous logions l’atmosphère était bonne. Je partageais ma chambre avec 3 coréens vraiment sympa, avec qui j’allais au pub lorsqu’il n’y avait pas assez de boulot pour nous. En fait tous le monde avaient en commun une chose « personne n’aimait travailler dans les bananes ».


Le backpacker

Le pub d'Innsifail

« Le bananier n'est pas un arbre mais une herbe pérenne de grande taille (elle peut mesurer jusqu'à quinze mètres).
Les bananes poussent dans les régions tropicales où la température moyenne avoisine les 27° C (ou 80° F) et la pluviométrie annuelle : 2000 à 2500 millimètres (de 78 à 98 pouces). Les bananiers ont besoin d'un sol moite et bien drainé pour se développer.
»
Deux types de personnels sont employés pour accomplir cette tâche. Un coupeur abat la plante avec sa machette pendant qu'un porteur tire le régime de banane pour plier le bananier, charge sur son épaule le régime alors que le coupeur joue de la machette pour séparer le régime du bananier. Puis le porteur charge le tracteur avec le régime de banane.



Etant donné qu’un régime pèse en moyenne entre 30 et 60 kg (80 kg pour les plus gros), que le sol est boueux avec d’énorme trou là où des bananiers sont tombés l’exercice est parfois difficile. Le transport requiert beaucoup de soin pour que les fruits restent intacts. Ajoutez à cela les rats qui vous tombent dessus lorsque vous portez les bunch de bananes. Encore que pour certain c’était carrément des serpents. Sans parler des araignées qui sont partout, j’ai compris pourquoi au téléphone les mecs à qui je demandais du boulot me demandaient si j’étais un dur ... Nous étions 3 à cueillir les bananes dans ma ferme avec un cutter (un australien) pour deux humper (Nick un anglais et moi). Une équipe vraiment sympa.
J’ai pu gouter du chili sauvage du bush qui poussait entre deux bananiers et je dois dire que je n’ai jamais gouté quelque chose d’aussi fort. J’ai tout recraché et le jus m’as carrément brulé les lèvres.
L’australien m’as montré pas mal de plante du bush, une qui m’as vraiment bluffé, repliait ces feuilles quand on la touchait.
En conclusion de bon souvenir je serai resté plus longtemps si je n’avais pas eu à revenir à Sydney pour un entretien.



Friday, May 20, 2005

Les WithSundays et les environs de Cairns…

Voilà deux semaines que je suis rentré de mon excursion dans le nord Queensland, où j’ai visité Cairns et ses environs. Pour descendre plus tard faire une croisière à la voile au départ d Airlie beach dans les Withsundays sur le Southern Cross, un voilier ayant participé à l’Americas Cup. Malgré le temps pluvieux et une mer agitée la croisière a été fantastique. L’équipage composé de seulement 2 personnes nous demandais de participer aux manœuvres et j’ai pu m’amuser à hisser la grande voile, baisser l’ancre…









Tous les jours le voilier s’arrêtait prés d’une ile pour nous laissé plonger avec bouteille ou en apnée aux milieux des coraux. Et je dois bien dire que je n’ai de ma vie vue d’aussi beau fond que ceux des Whitsundays. J’avais vraiment l’impression de plonger dans un aquarium tropicale. Le seul hic, nous étions encore dans la saison des Jelly Fish ou Stinger (méduses mortelles) et nous devions constamment porter nos combinaisons dans l’eau. Même si l’on a pu sauter sans combinaison du bateau avec Fabrice pour faire notre toilette du matin.





















L’historique de notre voilier :

Built in Perth Western Australia of aluminum, weighing 32 tones with a single mast which is 97 feet high. Southern Cross was built to the Americas Cup 12metre rule specification and is 68 feet in length.
Southern Cross was Australia's 4th challenge for the America's Cup and the 1st aluminum 12 meter America's Cup Race Yacht in the world. Southern Cross beat the competing nations to win the right to challenge for the cup against the Americans.



Racing history:

Southern Cross was built for wind conditions of 10 - 18 knots, which is perfect sailing the Whitsunday Islands.
When Southern Cross competed in the Americas Cup in Newport Rhode Island the races that year were in light conditions of less than 10 knots.
Southern Cross was successful in defeating the French, Swedish and British challenging syndicates to make it to the final against the USA.


De retour a Cairns nous avons visité pendant une après midi l’ile de green Island.





The island is 27 kilometers north-east of Cairns the international gateway to Far North Queensland. Green Island offers a rare opportunity to mix rainforest with pristine reef waters. You can wander through the lush forest or sunbathe on the white coral sands. Take a dip in the swimming pool or relax in the resorts day visitor centre. Green Island is accessible by fast catamaran, launch, jet boat and sailing yachts from Cairns.









La barrière de corail contient plus de :

6 espèces des types différents de tortues
400 mollusques de mers
400 types de corail
1500 espèces des poissons
500 espèces d'algues
215 espèces d’oiseaux
16 espèces de serpents de mer

Les fonds étaient moins à couper le souffle que ceux des Withsundays par contre j’ai fait des rencontres vraiment sympathique dont les plus surprenantes étaient une tortue de mers, un stone fish dont les épines contiennent une toxine mortelle pour l’homme et des raies des récifs et même un serpent de mer…

Mais la plus intrigante et fantastique aura été de croiser un magnifique « grey reef shark » ou un « whitetip reef shark » requin des récifs d’environ 1m50-2m. Qui n’avait visiblement pas vraiment peur de moi.


Voila à quoi il ressemblais...

Sur Cairns je me suis finalement mis à la conduite à gauche. Et nous sommes partis visiter les Tablelands et ces magnifiques chutes d’eau.















Friday, April 15, 2005

Le surf

Pour mon retour à Sydney j’ai décidé de me séparer du groupe pour me lancer dans l’apprentissage du surf. J’ai opté pour un camp itinérant entre Byron bay et Sydney qui parcourt la côte est de l'Australie et l'état de New South Wales (Nouvelle Gales du Sud) sur plus de 1.000 kilomètre. Le tour couvre quelque plage de l'itinéraire mythique que suivent les surfeurs de Sydney depuis les années 60. Le surf camp jouit d'un permit exclusif d'accès aux Parques Nationaux, où l’on apprend à surfer dans des endroits peu fréquentés et dans les coins sauvages au milieu d'une nature vierge.







L’idée du surfari (surf safari) me plaisait bien et j’avoue que je n’ai pas été déçu. Le premier jour un bus vient me chercher à la station de bus de Byron. Les 4 monos avaient tous l’air d’être sortie de Point Break. Je suis tombé dans un petit groupe de 11 personnes, la plupart était anglais avec une néerlandaise un allemand et une américaine. Et nous voilà en route pour notre premier spot et mon premier cours de surf. La première plage sauvage les moniteurs nous apprennent les techniques pour se lever et tenir sur le surf puis nous font essayer dans le shore break (l’écume). Les vagues ne sont pas énormes donc rien de bien effrayant. Les sensations ne sont pas terrible non plus.







Enfin après 3 heures de cours et de surf on reprend la route pour rouler 3 heures et trouver un autre spot et remettre ça. Arrivé a la fin de la journée on roule encore un peu pour passer la nuit dans un authentique pub australien. Imaginez un saloon de film de cow-boy, avec salle de machine à sous, dortoir, musicien jouant de la guitare et des photos de surfs…Apres quelques pintes de bières je décide d’allez me coucher.
Le lendemain on repart vers une plage plus loin. Et la plus rien à voir avec les vagues de la veille. Ce sont de bon gros rouleau de plus ou moins 2m50. Un autre moniteur nous explique les techniques du paddling (rame) et comment passer le point break (l’endroit ou les vagues cassent). On marche un peu sur la plage pour trouver un coin tranquille pour ramer jusqu’au large puis on se lance. La on se retrouve pas mal loin par rapport au point break, je commence à me dire que si ça se trouve je vais servir de petit déjeuner à un requin… Mais ce qui m’inquiète le plus c’est de savoir si j’oserai me lancer dans ces vagues qui me paraissent énorme vu de derrière. Vu de la plage les vagues paraissaient plus petites. Apparemment tout le monde est un peu stressé mais les monos nous rassurent en disant qu’il n’y a presque rien à craindre. Au signal du mono je commence à ramer de plus en plus vite et me lève sur ma planche. Je tiens 2 secondes, mais 2 secondes sensationnelles c’est vraiment fort de descendre/se faire porter par une vague.

Puis je pique en avant, plante le nez de ma planche dans l’eau et la vague se ferme sur moi. J’ai compté trois ou quatre tours sur moi même avant de pouvoir sortir la tête de l’eau. Je tire sur mon leash (le lien entre le surf et moi) mets la main sur ma planche mais me reprend plusieurs vagues sur la tronche. Et je me dis que j’ai encore choisi un sport de cinglé…



Arrivée à la fin de la matinée l’un des stagiaires se démet le coude un des monos se casse le pied. Et la plupart après leur première grosse vague reviendront sur le bord attendre que la matinée se passe. C’était ce jour la qu’on a eu les plus grosses vagues de tout le séjour.






L’après midi on est repartis pour le surf camp au bord d’un parc national. La journée se termine par un match de beach volley et un match de foot.
Le surf camp «était un endroit vraiment sympa avec ces kangourous sauvages qu'on croise sur la route de terre battu. Et ces installations à 5 mN à pied les unes des autres. La nuit pour allez des dortoirs à la salle commune j’étais obligé de marcher avec ma lampe frontale pour trouver mon chemin et ça faisait bien longtemps que je n’avais pas vu la voie lactée comme là bas.











Le 3eme jour je me lève un peu barbouillé, apparemment je ne suis pas le seul à être un peu malade deux autres gars ont des maux d’estomacs, certainement la nourriture (le seul point noir du séjour). Je me dis que ce serait dommage de perdre une journée de surfe et décide de suivre le groupe à la plage. On échange notre bus contre un modèle 4x4 pour s’engager sur les routes cahoteuses du parc national. Enfin on marche à travers la nature pour tomber sur une plage splendide ou l’on peut croiser souvent des dauphins. Genre ambiance des vieilles vidéos de surf comme Endless Summer. J’essaye de prendre quelques vagues non cassées mais je n’ai définitivement pas d’énergie. Arrivé midi un des anglais me dit qu’après s ‘être fait vomir il va beaucoup mieux. Apres avoir suivi son conseil je me sens beaucoup mieux et arrive à prendre mes premières vagues (un total de 2) dans toute leurs longueurs, quelques secondes d’extase. Arrivé le soir je suis tellement mal et fiévreux que je me couche avec un des autres gars malade a 6h du soir laissant le reste du groupe faire la fiesta.






Heureusement le jour d’après je me sens d’attaque alors que d’autres (les anglais savent boire de la bière …) émerge difficilement je suis en pleine forme. La journée se passe sur une autre plage déserte et sauvage, où on nous apprend à observer les spots, les différents types de vagues, les règles de priorités… Un peu dur de tout suivre en anglais pour moi. Le soir d’autres groupes de surfeur nous rejoignent au surf camp pour une grosse party.



Le dernier jour une petite compétition est organisée pour clôturer le stage on est plusieurs groupes à participer et le mono qui nous donne la dernière leçon le matin est apparemment un ancien pro qui comme tous les monos nous explique que le surf ce n’est pas un sport, «It’s a way of life ». Je choisis une combi intégrale pas très sexy mais c’est le seul jour ou il fait moche du voyage et que les vagues sont pas terribles où je me décide enfin à prendre quelques photos. Je nage vers le large avec les monos et deux autres stagiaires et essaye d’attraper quelques vagues avant la compétition de l’après midi quand je vois avec Jamie un des anglais à plusieurs mètres de nous un groupe d’ailerons surgir de l’eau puis disparaître. Je décide de me rapprocher du bord par précaution je crois que j’ai jamais aussi bien ramé de tous le séjour. Finalement je ne reverrais plus les ailerons mais je pense que ce devait être un groupe de dauphins enfin j’espère…